Internet fixe : SFR expérimente le

    gigabit symétrique pour 2020

 

 

Le FAI prépare les réseaux  de  demain  en  testant  la  montée   en gamme du câble et de la fibre grâce à de nouveaux standards qui permettront de doper les débits des abonnés.




 

Le 15 juin à Saint-Quentin-en-Yvelines, la réunion publique organisée par  SFR  a  fait   son   petit

effet auprès des habitants de l’agglomération. Outre la rénovation du réseau fixe pour apporter du

Très Haut Débit aux abonnés, le FAI a  révélé   qu’il   allait   expérimenter   le   nouveau   standard

DOCSIS 3.1, destiné à faire monter en gamme sa fibre à terminaison coaxiale (FttB).

 

Une innovation qui permettra d’atteindre 1Gbit/s de débit symétrique, c’est-à-dire à la fois montant

et descendant. Quelques quartiers des villes de Guyancourt, Montigny-le-Bretonneux,   Elancourt,

Magny et Trappes sont concernés. Mais il s’agira de tests en interne  qui   nécessiteront   d’utiliser

des modems et routeurs professionnels très puissants. Il n’est pas  prévu  d'en   faire  profiter   les

abonnés dans l’immédiat.

 

Rappelons que SFR s’attelle cette année à généraliser  des   débits   allant   jusqu’à   1 Gbit/s   en

download et 100 Mbit/s en upload pour l’ensemble de ses clients. Un programme  qui devrait  être

achevé d’ici deux ans, en  avance   par   rapport   aux   objectifs   similaires   de   la   Commission

européenne fixés pour 2025. Ces performances se trouvent également au-dessus des critères de

base du Très Haut Débit dont le débit doit être supérieur à 30 Mbit/s.

 

10 Gbit/s attendus lors de la prochaine décennie

 

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Le FttB n’est pas  la  seule  technologie  concernée.  SFR  va  aussi  entamer  une  phase   pilote

concernant     la   nouvelle    génération  de   standard  NG-PON2    pour  le  FttH   (fibre   jusqu’à

l’abonné). « Dans les deux cas, nous pensons pouvoir atteindre à  terme  les  10 Gbit/s  en   débit

descendant  et  plus d’1 Git/s en débit   montant », déclare  Alexandre  Wauquiez,   directeur

marketing réseau chez SFR.

 

Pour parvenir à de tels niveaux, il va être nécessaire de redimensionner le réseau. Pas besoin de

toucher à la fibre déjà déployée, mais il faudra changer  les  équipements  situés  dans  les   NRO

(nœuds de raccordement optique) pour le FttH, ou les têtes de réseau  pour   le  FttB.  SFR   peut

jouer sur deux tableaux : faire en sorte que le débit soit partagé par moins d’abonnés en rajoutant

des ports dans son cœur de réseau. Et  augmenter  les  capacités  des  boucles  de   collecte,  en

amont, au niveau du backbone. « Ces boucles sont aujourd’hui  limitées  à  10 Gbit/s »,   explique

Alexandre Wauquiez. « On peut envisager ainsi de monter jusqu’à 40 Gbit/s ».

 

Il va aussi falloir développer de nouvelles  box,   ainsi   que   des   ordinateurs  et  des   terminaux

compatibles. Justement, lors du salon Computex 2017, Intel et  AMD   ont   présenté   des   cartes

mères dotées de contrôleurs Ethernet capables de supporter des connexions en fibre  optique  de

10 Gbit/s. Mais il ne s'agit encore de que produits plutôt chers et destinés aux entreprises. « Notre

vision, c’est que dans cinq ans, les abonnés les plus exigeants risquent de   se   retrouver   limités

avec un débit descendant à 1Gbit/s si les usages et le multi-écrans continuent   de   croître.  Nous

nous préparons dès maintenant à travers les tests en cours, afin  de   pouvoir  répondre   à   cette

demande sur tout notre réseau fibre dès   le   début   de   la   prochaine   décennie »,   conclut   le

porte-parole de SFR.